Il y a des années avec ou sans déplacements, ou peu, parfois avec de grands voyages.

Cette année, pas de voyage à l’étranger mais de multiples trajets.

Tout se décida presque à partir de mai.

Deux seulement étaient prévus depuis avril.

Anticiper est le maître mot des prix bas avec le TGV.

Je deviens adepte et plus encore après cet été.

Paris pour les amis, les expos, le plaisir, et le long de la Méditerranée,

pour la mer et la découverte de villes que je ne connais pas.

Cette année, Montpellier.

A des prix les plus bas me permettant ainsi de partir plus souvent.

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Les autres se furent au coup par coup, au grè des propositions ou des expositions.

La première, départ en direction d’Annecy aux aurores.

Même si je suis chargée, ce n’est pas lourd, mais embarassant.

Il n’y a pas grand monde dans le TER,

j’espère très fort que le temps va rester sec

et me faciliter les déambulations de la journée.

Et là, le soleil se lève très vite, dans un beau et chaud

rayonnement d’été qui est presque là

(dans une semaine).

         Durant le trajet, je repère le parcours à venir,

ce que j’ai préparé entre les plans de la ville,

les bus, l’expo, enfin, j’appréhende un peu…

Une fois à la gare d’Annecy en plein chantier, je file direction sortie gare sud.

De là, je trouve assez vite l’arrêt du bus où je peux visualiser le trajet sur le plan,

l’arrêt et ce qu’il me reste à faire à pied.

J'embarque.

         Une fois arrivée au musée, j’installe mes pièces.

L’expo est encore en chantier.

Tout se déroule bien et à 11h30, j’ai fini.

Je n’ai plus que des sacs vides que je glisse les uns dans les autres

afin de garder que le strict minimum à tenir.

Une fois qu’on m’a déposée au Pâquier, il est 12 h.

Je m’installe au bord du lac, dans l’herbe, au soleil.

Le bonheur. Il fait chaud, et après avoir mangé un sandwich

je contemple et respire l’instant.

Il n’y a que les étudiants qui sont venus aussi déjeuner.

Les touristes n’ont pas encore envahi la plage.

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Je me promène un moment dans la ville, à passer de ponts en ponts,

je flâne quand même un peu en route.

Puis direction la gare.

Le jardin public est étrange, mélange de moderne,

influence du métal par le gris ardoise et de la végétation.

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A 14 h, je reprends le train, 16 h je suis à Lyon et 16h30,

je retrouve les élèves pour une séance

et à 18 h je sens la fatigue fondre sur moi.

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         Trois mois plus tard, l’automne vient tout juste de poindre

et je repars pour le décrochage.

La veille il a plus sans discontinuité

et je redoute qu’elle ne soit encore là ce jour.

Je pars avec les sacs mais tout à l’heure,

je reviendrai avec les pièces exposées.

Le soleil tente de percer les nuages encore denses et nombreux.

Et enfin, il s’impose.

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Cette fois, tout va très vite, les éléments sont décrochés

et je n’ai plus qu’à empaqueter.

Je regarde l’heure, avec un peu de chance

je peux prendre le prochain train.

2 heures alller, 2 heures retour pour 1 h 30 sur place.

Le bus arrive, je reprends la sortie sud

et traverse la gare qui est toujours en chantier.

Je coure avec tous mes sacs,

je prends une suée sous le soleil piquant de cet automne naissant,

et enfin j'arrive à bord.

Le soleil va m’accompagner tout le long du trajet du retour

et je vais savourer cette lumière,

ces tonalités de bleus et de verts le long des côtes du lac,

entre ciel, eau et verdure.

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Une fois à Lyon, je file à la maison vider les sacs.

Je n’ai plus beaucoup de temps

avant de retrouver mes nouveaux élèves.

Je repars, le ciel est de nouveau gris et il bruine.

Je remercie le ciel d’avoir pu faire le trajet au sec.

Je m’enfile dans le métro. 

10 jours plus tard, les pièces à exposer sont moins embarassantes

mais assez lourdes.

Il est très tôt et heureusement

car poids et chaleur sont redoutables dans les trajets.

Cette fois-ci direction d’abord Avignon gare TGV,

navette pour Avignon centre

où je récupère un car du Gard.

Je vais au village au pied du Pont du Gard.

Il fait un temps magnifique. 

Dès que je suis à bord du bus, j’appelle l’habitante qui va m’héberger,

et qui expose aussi durant le week-end.

J’avais émis le désir de faire le trajet jusqu’à Uzès que je ne connais pas.

Et son mari, sa fille et une autre exposante y font justement un saut.

Arrivée à l’arrêt, elle prend mes sacs

et je grimpe dans la voiture de son mari.

Nous partons donc à Uzès.

C’est jour de marché en ce samedi matin.

Nous déambulons dans les rues, le marché sur la place aux Herbes….

De retour, nous chargeons nos pièces et installons l’exposition à travers le village.

Je finis tout juste avec l’ouverture des festivités.

Il fait de plus en plus chaud.

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A 19 h, nous laissons nos stands et rentrons chez cette habitante

qui a la générosité de nous héberger, l’autre exposante et moi.

La maison est grande, spacieuse, avec une piscine.

Le bonheur de se glisser dans l’eau.

Tous mes muscles réagissent au bien-être et se détendent.

La petite fille de la maison veut jouer,

mais les invités de ses parents arrivent.

Je sors me sèche vite, l’habille

et pars me préparer.

Nous sommes nombreux près de la piscine, autour du barbecue.

Et plus tard, dans la nuit, se sera chants et guitare.

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Très tôt le matin, on a presque pas dormi.

Le temps d’avaler un café et quelques tartines,

avec l’autre exposante nous enfourchons les vélos.

Il y a un passage particulier pour les habitants

qui veulent se rendre au Pont du Gard.

Le temps est plus que mitigé, rien à voir

avec le ciel et le soleil radieux de la veille.

Il fait bon, mais gris.

Il n’y a pas grand monde, des joggeurs, des cyclistes, mais pas de touristes.

Il est 8 h 30.

Nous descendons jusqu’au bord d la rivière le Gardon, le Pont est là,

se dressant de toutes ses arcades, fier, toujours aussi majestueux.

Juste le chant d’une grenouille ou d’un crapaud, la rivière, le matin naissant.

Magique.

PDG5 PDG4 

Nous reprenons la route, grimpons jusqu’à la maison, chargeons nos affaires jusqu’aux stands.

A 10 h 00 nous sommes en place.

A 12 h,il commence à pleuvoir

et on vient nous avertir que la météo a annoncé

de gros orages et des pluies diluviennes.

Après concertation, je replie toutes mes affaires.

Je peux avoir un des rares cars du Gard qui passent le dimanche.

Je cours entre les gouttes et grimpe dans le bus.

Une fois dans Avignon centre, je prends mon billet.

Pas de train avant 2 h.

Je déambule dans le centre ville et m’installe dans un cyber café.

Je vais rester au sec et checker mes mails.

En attendant, rien ne vaut mieux qu’un peu d’action,

même si ce n’est que sur le net ! 

Le surlendemain, je rejoins les élèves et mon directeur préféré.

Un car nous conduit jusque dans la grande Chartreuse.

La veille la pluie avait continué de tomber en de grosses averses.

Et en ce matin, le ciel se dégage au fur et à mesure que nous avançons sur la route.

Nous partons sur les pas de Jean-Jacques de Rousseau, entre promenade

aux abords du couvent des Chartreux,

ateliers de peinture et d’écriture un peu plus haut,

dans un autre village.

Le ciel finit par vraiment s’éclaircir d’un bleu franc

et dans la lumière d’un beau soleil d’été.

La chaleur s’intensifie au zénith.

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Nous partons à la dernière limite du temps qu’il nous soit possible.

Profiter encore de cette belle journée, des élèves aussi.

A la rentrée, ils vont en 6ème, au collège.

Le trajet du retour se fait paisible et empli de plénitude. 

Quelques jours plus tard, nous faisons la même route,

mais cette fois entre copains pour un grand pique-nique au lac d’Aiguebellette.

L’été est pleinement là.

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Une proposition pour un atelier a été lancée et que j’ai bien sûr acceptée.

J’arrive de Montpellier et je vide les sacs pour me préparer

à repartir pour le WE ou que le dimanche.

Ce sera finalement que le dimanche.

Samedi, après des semaines sous un grand et chaud soleil,

la pluie s’abat toute la journée.

Le dimanche, tôt, le ciel est encore humide.

J’arrive à Chambéry mouillée.

En attendant qu’on vienne me chercher,

je vais à l’Office de Tourisme.

Je déambule un peu et reviens attendre devant la gare.

La voiture arrive et nous partons dans un petit village dans la montagne.

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Tout au long du trajet, le ciel se découvre et le bleu apparaît,

la lumière solaire aussi.

La journée est baignée de soleil et à 19 h 30

le ciel se noirçit et gronde.

Le temps de tout ranger, nous prenons la route

pour redescendre dans la
vallée, direction Chambéry.

Il pleut dru tout le long du trajet.

Lorsque nous arrivons enfin,

il me reste 7 minutes pour entrer dans la gare,

prendre mon billet à la machine (il n’y a plus de guichet),

composter et enfin être sur le quai où le train se gare.

Je retiens mon souffle encore un instant.

C’est le dernier, plus rien avant demain.

Je grimpe vite, il est 21 h et le train est rempli de jeunes.

Je ne sais d’où ils viennent, d’où ils reviennent.

A 22 h la nuit est tombée.

Je branche le casque et me laisse porter par la musique.

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Je repasse les images, les discussions, les émotions de la journée.

Petit debreafing avec moi-même.

La journée a été si dense !

         Le temps de quelques lessives, d’une pause,

de repréparer les sacs, cette fois direction mon village !

CAILLOUX