Bon, voilà, c’est un avion de l’Aéroflot de y a bien longtemps.

Ambiance fête, voire un peu plus que çà bord,

d’autant que le personnel a disparu pendant un bon moment.

Dehors, le ciel moutonne et le jour perdure un temps certain. 

AVION 1 (2)

En arrivant, il fait nuit.

Le temps de récupérer les bagages et des sous,

et hop les amis sont là !

C’est parti pour le centre de Santiago,

déposer les valises, se doucher eton part au Salon del Son danser.

Quelle joie de retrouver les amis, la ville, Cuba !

Lundi, l’orage pointe le bout de son nez juste au moment où l’on a rendez-vous à la casa Trova.

Du coup, on arrive en retard mais cela nous permet d’entendre un super groupe et de danser.

Ensuite, balade entre les rues, de la place Cespédès à Tivoli,

le club d’échecs et sportif,

SANTIAGO (4)SANTIAGO (8)SANTIAGO (10)SANTIAGO (11)SANTIAGO (12)

de se renseigner aussi, dont récupérer un plan de Santiago.

Une des employés est affalée de tout son long et dans un profond sommeil sur sa table.

Le téléphone et la réveille brutalement.

Dans le quartier Tivoli, une petite dame qui me voit ramasser des gousses,

m’en donne et surtout est toute fière d’une photo de Fidel venue dans la maison d’à coté.

SANTIAGO (14)SANTIAGO (16)sANTIAGO AQUARELLES (14)sANTIAGO AQUARELLES (15)

Une pause près de la place Dolorès afin de se désaltérer.

Un garçon me donne une petite carte religieuse, une Vierge de la Charité.

Puis, après une bonne douche et un petit repas au Hollandais,

direction la Claquetta pour deuxième soirée danse.

Mardi, direction la banque, puis on part en direction de Tivoli mais cette fois la lumière est belle.

Nous poursuivons vers le port tout renouvelé, repeint, avec des installations et des sculptures. 

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Ensuite, nous remontons par le nord de la ville à se balader dans les quartiers à la recherche des fresques.

Au fur et à mesure je les découvre, tout en marchant sous la chaleur.

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Trop contente. Lorsque l’on commence à s’éloigner,

je montre une photo de celle qui devrait être pas très loin à une femme.

Ses enfants nous escortent car c’est la fresque faite

par leur oncle sur le mur de la maison de leur grand-mère.

Enfin, la dernière est toute près de la plaza Martès.

Une pause bien méritée à l’ombre sur la place.

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De là, on repasse à la maison préparer les affaires pour le lendemain.

On monte assister à une représentation au musée carnaval.

Déçue, car il y a peu de monde et le spectacle est plus que chiche.

Quelques musiciens et quelques danseurs. 

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On file ensuite à la Tumba Francesa. Je me réjouis de revoir le rituel.

Mais, avec les festivités de carnaval déjà dans les rues,

où les enfants déambulent, les chars finissent de se parer,

à la Tumba, les femmes cousent. Pas de musique, pas de danse !

On repart voir ce qui se joue au café de la Rumba tout proche.

Lui, est fermé pour les vacances.

Au moment de s’éloigner, voilà les amis

Du coup, on va tous ensemble boire un verre de nouveau vers la place Dolorès.

Avant de se séparer, on se donne rendez-vous vendredi soir !

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Nous rentrons et attendons Yoel pour aller manger tous ensemble chez le Hollandais.

Il est tard lorsqu’il arrive après son travail et nous rentrons vite ensuite !

Un chaud moment avec l’amitié de Yoel, sa pertinence quant sa vision des êtres et de la vie.

Demain, nous partons le matin  à Baracoa.

BARACOA A (1)BARACOA A (6)BARACOA A (10)BARACOA A (11)La Farola

Départ en hâte car le fameux taxi collectif arrive.

Et ce n’est pas du tout cela, mais un camion !

Un camion de métal sans suspension.

Il file à toute allure vers Baracoa, la poussière vole sur la piste et se dépose sur nous.

Il fait chaud. On est nombreux et les valises comme les sacs sont empilés.

En arrivant à Baracoa, les taxis de tout genre se jettent sur nous, nous bloquent à la descente.

S’extirper de leur hacharnement et affronter les rues sous le soleil haut.

Il est 13 h 15. La chaleur pèse sur les rues et éblouie entre murs et chaussée.

Heureusement la casa n’est pas loin.

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La casa est magnifique avec un beau jardin,

sous une lumière tamisée par la verdure, dans le rocking chair,

à l’abri de la chaleur, je me laisse porter à la langueur.

Nous partons en promenade dans Baracoa jusqu’à la statue de Christophe Colomb,

autour de la cathédrale, dans les rues, à acheter pâte de goyave, pain, …,

et surtout en quête de cucurucho. 

BARACOA A (27)BARACOA A (28)BARACOA A (32)BARACOA A (33)BARACOA A (34)

Le soir, petit repas avec un mojito, puis un moment à écouter la musique et danser devant la casa Trova.

Les petits étals de marchands

Le pain tout rond et moelleux de la panderia

La descente de la bandera

La mer et la terre

La nature exubérante

Le parc Humboldt malheureusement trop loin.

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Le lendemain matin, départ pour le musée éthnographique

à la découverte des indiens Taïnos à la sortie de la ville.

Le cadre est plein de beautés.

Terre rouge, ferrugineuse, les maisons de bois, les racines nouées.

Les grottes, habitacles des indiens, ossements, vue sur la baie.

Une identité particulière qui traverse le temps de la disparition. 

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En redescend, on déambule par les quartiers populaires, à flâner, à regarder la vie qui se vit ici.

On va à la radio «La Voz del TOA» rencontrer l’équipe de la radio.

C’est dense et intense. On sent leur envie de communiquer, d’échanger.  

Lorsque nous sortons, direction la Viazul et nous prenons notre billet.

Au lieu de l’après-midi ce sera départ demain matin.

baracoaAQUARELLES (8)baracoaAQUARELLES (9)baracoaAQUARELLES (10)

Une fête se prépare sur la grande place.

Ensuite, direction la statue de Colomb, le stade,

et en longeant la plage marcher jusqu’au village de pêcheurs.

Je rentre habillée dans l’eau qui est toute chaude.

Au bout de la plage, un espace entre deux,

la mer et l’embouchure du fleuve Miel et un pont tout de guingois.

Quelques vieilles maisons abandonnées de l’autre côté de la rive.

Les raisiniers courts et feuillus, le sable, la mer.

BARACOA A (59)BARACOA A (60)BARACOA A (62)BARACOA A (66)BARACOA A (68)

Plus tard, on monte les quelques marches qui vont à un hôtel  

et de là une grande vue sur la baie, la ville qui glisse vers la mer

et aussi le corps massif du Yunque.

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Dans les rues, les gens déambulent, la musique fusent et sur les places,

ils sont avec leur téléphone, se réunissent là où il y a la WIFI.

La ville est entrain d’être toute repeinte.

Les hommes s’affairent et l’un d’eux s’applique à la netteté d’un numéro de porte.

Le matin, le ciel est gris et nuageux.

Il est tôt et la foule est réunie sur la grande place.

La télé, la radio, le speaker et le monde qui afflue.

BARACOA A (85)BARACOA A (89)

Nous devons nous organiser pour le retour à Santiago, changer de casa.

On prend le taxi.

La casa de Mercedes est en plein centre,

avec des terrasses permettant une vue imprenable sur Santiago. 

SANTIAGO (76)SANTIAGO (77)SANTIAGO (78)SANTIAGO (79)SANTIAGO (83)

On pose les bagages et on repart pour la Viazul à pied, sous une chaleur de plomb,.

Pas moyen d’avoir le billet.

Longue attente et on repart car on a rendez-vous tout à l’heure.

Le soir nous allons che les amis qui sont dans notre nouvelle rue, mais à l’extrémité inverse.

Là, au numéro donné, un immeuble effondré ou en chantier.

Quelques minutes interloquées, nous ne réalisons pas tout de suite l

Qu'une voix masculine nous parle en français juste au-dessus de nos têtes.

On part tous ensemble à carnaval avant de revenir à la Trocha écouter le concert, danser,

et surtout l'ami Yoelbis nous trouve dans la foule. 

SANTIAGO (89)SANTIAGO (84)SANTIAGO (85)SANTIAGO (86)SANTIAGO (88)

Au matin, on va au Grande Hotel et déambuler une dernière fois dans les rues de Santiago,

entre les chanteurs plaza Dolorès, les joueurs d’échecs et de dames avec les pièces de récup.

L’affiche de Yanek en prestation dans la Heredia. 

Voir un dernier concert à la Trova.

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SANTIAGO (101)SANTIAGO (103)SANTIAGO (104)SANTIAGO (105)SANTIAGO (108)

Santiago, ville de la sueur

Où le soleil est sans appel

Entre les couleurs, les volumes et…

Une fenêtre, une ouverture

Qui donne à se voir

Où plonge le regard

Vers un ailleurs.

Là, des entrelacs de métal

Des escaliers sur un fond

La matière granuleuse,

Le fer forgé sombres ou lumineux

La patine du temps ou l’éclat des couleurs,

Tous viennent bouleverser l’espace de la vision.

Maintenant la ville prend corps.

SANTIAGO (113)

Voyage le soir et arrivée de nuit à Holguin.

Un taxi nous attend, mais au comble ne connaît pas l’adresse. La casa est en plein centre.

On commence à s’éloigner et en plus le chauffeur regarde les numéros impairs.

Je bouillonne.

Je demande à descendre et heureusement une famille leur indique le chemin.

Ouf ! La casa est tout en haut de l’habitation et a vue sur la ville.

Les gens ont l’air gentil.

HOLGUIN (37)

Au matin, on appelle Amaralis,

elle nous rejoint sur la terrasse.

En attendant le rendez-vous avec elle et les enfants cet après midi

 on se ballade dans le centre, on va jusqu’à la Viazul et en chemin,

 là, se dresse le fameux parc des temps que j’avais repéré.

A coté d'un autre sur le thème de Don Quichotte et le moulin.

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Là l’empreinte des indiens, les fresques et les tags nombreux dans la ville.

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HOLGUIN (25)HOLGUIN (26)HOLGUIN (27)HOLGUIN (33)HOLGUIN (36) 

A 16 h, rendez-vous donc à l’orphelinat.

Les enfants attendent de pied ferme notre venue.

Je leur annonce les différents ateliers.

C’est parti,un petit temps de flottement

très vite absorber entre musique et stickers.

Puis, l’aquarelle, la danse et enfin le jeu du chasseur.

Je savoure et eux sont conciliants avec mon espagnol imparfait.

HOLGUIN (29)HOLGUIN (30)HOLGUIN (31)HOLGUIN (32)

Soirée entre la cuisine de la Casa del chef où un billet doux avec numéro est laissé ?

Etrange, étrange.

Nous passons par le kiosque avant de se poser à la Trova entre concert et danses.

Le lendemain, après un petit déj pantagruélique,

direction la Loma de la Cruz en haut de sa grande montée des marches.

HOLGUIN (43)HOLGUIN (41)HOLGUIN (44)HOLGUIN (47)HOLGUIN (46)

De là- haut une belle vue sur la ville et des alentours.

Les nuages se profilent et se n’est qu’une petite pluie.

Forte mais courte.

HOLGUIN (40)HOLGUIN (48)

Ensuite longues marches à la recherche d’une panaderia pour avoir de quoi tenir le soir

et la fabrique des munecas qui a déménagée.

Quand on trouve la nouvelle adresse, elle est fermée pour les vacances.

Dommage de ne pas voir comment se fabrique les poupées des orishas.

HOLGUIN (49)HOLGUIN (50)HOLGUIN (51)HOLGUIN (54)

On repart un temps sous le kiosque où là s’affrontent les joueurs d’échecs.

Il fait bon ici.

HOLGUIN (35)

On rentre fourbue.

Lucy nous prépare une limonade frappée succulente et très rafraichissante.

On discute un long moment quand vient l’instant de partir à la Viazul.

Holguin AQUARELLES (16)Holguin AQUARELLES (17)

Un nouveau voyage de nuit. Mon voisin me réquisitionne ma veste,

mais dans la nuit je la reprends.

Sa famille et lui non pas prévu la clim à fond qui glace, mais là trop froid.

La moitié du voyage ma veste pour son fils, la moitié pour moi.

Trinidad

Au matin, la lumière illumine les villages.

Ce matin, c’est le 26 juillet journée de fête nationale.

Liliane et Gustavo nous reçoivent et on s’installe pour un bon petit déj.

Très vite on a la chambre et on dépose nos valises.

On file trouver une banque ouverte, prendre les infos pour aller à Playa d’Ancon,

on passe aussi à la Viazul prendre notre place.

Je me repère dans la ville avec mes souvenirs.

De retour, on se met en tenues légères, direction la plage.

On passe par la place Cespedes. Là, un club de jeu d’échecs.

TRINIDAD (18)TRINIDAD (54)TRINIDAD (55)TRINIDAD (56)

Les jeunes sont assis à l’ombre, pas loin de Etecsa et de la WIFI.

Le bus démarre et on pénètre dans la péninsule.

Enfin la belle plage de sable fin, blanc, l’eau claire et chaude des Caraïbes. 

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Quand on rentre, le ciel est de plus en plus noir et menaçant.

Les nuages s’accrochent aux montagnes de l’Escambray.

Mais leur masse sombre avance, elle semble se battre avec la lumière venue de la mer.

Au loin, un filet de terre, une bande de verdure.

Le combat s’opère dans le ciel.

Le sombre pénètre et recouvre de toute part.

La pluie tapote la carlingue de métal du bus.

Et au terminus la pluie fond sur la ville si intense, que l’eau dévale dans les rues,

charrie ce qu’elle emporte sur son passage.

Vite aux abris. On fait tous repli.

trinidad AQUARELLES (18)trinidad AQUARELLES (19)trinidad AQUARELLES (17)trinidad AQUARELLES (20)

Quand une chienne arrive avec dans sa gueule son petit qui vient de naître.

On pense un instant qu’il est mort mais non,

elle le réchauffe, le lèche, le cale contre elle.

On est tous là à la regarder et ne pouvoir rien faire.

On n’ose plus bouger jusqu’à ce que la pluie cesse.

Une pensée à cette petite chienne courageuse et maternelle.

On reprend le chemin de la casa.

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Le temple de Yemaya est ouvert, et à l’arrière je découvre un patio,

des oiseaux et des objets de rituels.

Tout près l’arbre le Jigüe de la plaza Real tout décharné il y a deux ans

repousse et son feuillage est magnifique.

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Le soir, la pluie revient et de nouveau courir se mettre aux abris.

Une fois passée, il refait bon. On finit la soirée à la Trova.

Le matin, on prend la route vers le Topes Collantes,

dans le parc el Cubano jusqu’aux Almendres mais nous n’allons pas à la cascade.

Par contre, petite halte à la finca plus bas, plus tranquille.

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Nous allons repérer les expos, les artisans, en flânant dans les rues.

Un bon café chez Don Pépé, à l’abri

et en retrait, tout beau avec ses faïences hispanisantes, sa déco éclectique.

Nous passons la soirée à la casa de la musica.

TRINIDAD (45)TRINIDAD (46)TRINIDAD (50)TRINIDAD (51)TRINIDAD (53)

Le matin, c’est parti pour un petit tour à la plage où un petit garçon m’offre plein de coquillages.

Du coup, nous en glanons d’autres.

Il y a une raie qui est venue s’éteindre aux abords du sable.

Revenir finir les achats auprès des artisans et c’est l’heure de prendre le car.

Nous avons visité l’école

et une autre où travaille Antonio le voisin de Liliane, qui est une école privée.

TRINIDAD (7)TRINIDAD (8)TRINIDAD (9)TRINIDAD (10)TRINIDAD (47)

Trinidad la belle hors du temps

Le bruit des fers des chevaux qui résonnent sur les pavés,

La place aux flamboyants et les musiciens,

 La plage au sable clair et fin

La mer douce et chaude

Un avant goût de mon paradis.

TRINIDAD (57)

VARADERO

Près la route, les champs de canne à sucre, des rizières aussi, de maïs.

On passe Cienfuegos et Santa Clara.

Je me souviens, …

La nuit tombe et le ciel se couvre en se rapprochant de Cardenas.

L’immeuble abandonné est toujours là.

Les étendues de cultures entre les villages.

La pluie et l’orage grondent.

Le car file sur la route grise de bitume.

De part et d’autre, des chemins de terre rouge. C’est beau et sauvage.

VARADEROAQUARELLES (4)VARADEROAQUARELLES (5)

L’orage et la nuit ont complètement noirci le ciel.

Les éclairs zèbrent tout de lumière mais quand la foudre s’abat par trois fois,

éclatant violemment pour rebondir sur le sol, c’est terrifiant.

Le bus file et se rapproche des lumières au loin, c’est Varadero.

Je me repère lentement dans la nuit et essaie de me souvenir.

Jorge nous montre les fermetures.

C’est une casa avec une cour intérieure,

tranquille, et idéale pour nos grosses lessives.

VARADERO (1)VARADERO (2)VARADERO (3)VARADERO (4)

Le matin, la mer et ses nuances infinies.

Puis, nous prenons le bus pour aller jusqu’au bout de la péninsule,

voir la partie en réserve naturelle, le delphinarium.

Au retour, nous optons pour la grotte Ambrosio a

vec des dessins toujours des indiens Taïnos,

les traces et signes dans cet espace dédié aux rituels de mariage.

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Quand nous arrivons dans le centre, nous faisons une halte au parc Josone.

Quant en face on aperçoit un petit café avec des jus de fruits frais trop bons, comme à Baracoa.

Il y a un atelier galerie de céramistes et des objets de récup tout près.

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Nous reprenons le bus et un peu plus loin des stands.

Là, je repère un petit porte clé fait avec un bouchon de Habana Club.

Je demande à la jeune femme quelle colle elle utilise.

C’est de la garapata.

Du coup on papote un long moment, elle est dynamique,

curieuse de découvrir plein de tutots sur le net.

C’est Dony, elle habite Matanzas.

Elle est créative et artiste.

VARADERO (31) 

Le matin, je me glisse doucement voir le lever du jour.

La ville s’ébroue.

La poule et ses poussins sont devant la porte et la pintade dans la rue.

Le soleil se dégage des nuages et brumes matinales.

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Ill fait chaud. La lumière rosie le ciel et les habitations apparaissent en ombres sombres.

La mer chante déjà son flux et reflux au gré des flots.

Un oiseau a fait son nid dans le tableau électrique de la rue.

Dernier jour face à la mer. 

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En route, nous passons par Matanzas.

Cette ville reste particulière pour moi.

Ensuite, nous ne longeons par la côte, mais passons par les terres. 

MATANZAS

De la Viazul, nous descendons la calle 26.

Il fait très chaud.

Quand nous arrivons sur la 25, la rue est jalonnée d’œuvres en recyclage.

J'hallucine.

Nous découvrons la casa de Diana et elle nous présente son fils artiste.

La maison est grande avec une magnifique terrasse.

LA HAVANE (17)

Une bonne douche et l’on part manger au Farallon toujours aussi excellent

mais la clim est si forte qu’on est gelée. 

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25 et vedado (14)25 et vedado (15)25 et vedado (16)25 VEDADO 2 (1)LA HAVANE (2)

Le lendemain, nous partons par la 23 en repérage du bus pour le lendemain,

du resto iranien conseillé par Diana, et jusqu’à la Rampa.

Là, le marché des artisans et la boutique de café.

Plusieurs hommes nous interpellent et vont au Callejon de Hamel aussi.

C’est tout à côté. C’est magnifique. 

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CALLEJON (14)CALLEJON (15)CALLEJON (19)CALLEJON (20)CALLEJON (21)

La baignoire est à l’honneur ici.

Je me suis mise en face des micros, à l’ombre en attendant le spectacle.

Quant un jeune homme transgenre arrive et me fait passer devant,

je me retrouve aux premières loges. 

CALLEJON (3)

CALLEJON (1)

Ensuite, nous cherchons la fabrique à cigares ou une coopérative,

on ne sait pas vraiment. Un gars nous entraine chez un collègue.

et le gars de la rue s’énerve.

On sort et dehors je ne comprends rien que  le ton en colère présage rien de bon.

On refait chemin inverse.

De là, on prend le taxi collectif jusqu’au Capitolio.

Balade par la calle Obispo.

LA HAVANE (8)LA HAVANE (9)LA HAVANE (12)LA HAVANE (10) 

La boutique de Dennys que connaît Moran est fermée.

De rues en rues jusqu’à la place des Armes on déambule.

Des groupes de musique, des touristes, le marché des artisans. 

Je repère le musée des Orishas pour vendredi.

Retour au Vedado toujours en taxi collectif.

LA HAVANE (13)LA HAVANE (14)LA HAVANE (15)LA HAVANE (16)LA HAVANE (6)   

Après le repas au Farallon, on se retrouve au 1830.

Il y a un monde fou et en plus les groupes croisés à Santiago sont aussi ici.

Il fait chaud.

Lundi matin, direction Alamar avec le P11.

Il nous emmène directement dans le quartier de l’artiste Gallo.

GALLO ET ALAMR (23)GALLO ET ALAMR (26)GALLO ET ALAMR (27)GALLO ET ALAMR (22) 

Il est là et nous reçoit chez lui.

Tout est empli de ses créations, du sol au plafond.

Dehors, il y a le jardin et à l’extérieur du jardin, ses créations font partie du quartier.

Quartier près de la mer où les artistes contre le pouvoir étaient relégués.

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 En partant, nous ne prenons pas le bon bus

mais très vite, un autre chauffeur nous invite à monter.

Bon c’est un bavard, gentil, un peu brut de décoffrage mais généreux.

De retour au Vedado, nous partons prendre les photos

dans la 25 et repérer le bus pour vendredi matin.

Ce soir c’est restaurant iranien.

En rentrant, un orage éclate noir et sonore.

Mais après, un bel arc-en-ciel apparaît.

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La habana AQUARELLES (7)La habana AQUARELLES (8)La habana AQUARELLES (9)

Le matin, à l’aube, direction la Viazul.

Il y a tant de monde.

Au bout de plus d’une heure, le personnel daigne s’occuper de nous.

On a du bol, après nous, plus que 2 places pour Vinales. 

VINALES

Direction la casa au bout du chemin de terre.

Les chevaux et une maison avec un accueil glacial.

Ce n’est pas très confort.

On retourne à la Viazul prendre le billet de retour

et se balader dans les rues pour découvrir la petite ville.

La place de l’Eglise, les petits étals de partout.

VINALES (2)VINALES (3)VINALES (5)VINALES (6)VINALES (36)

On repasse par la maison et l’orage éclate.

Il pleut un bon moment et sur la terrasse,

dans le rocking chair, il fait bon et tout invite à la contemplation.

Sauf qu’après, le gars des chevaux donne de l’eau croupie

et traite durement les chevaux.

Un couple italien et leurs enfants sont aussi dans la casa.

Il nous parle de la Fabrique des arts dans le Vedado.

Heureusement qu’il y a des étrangers pour nous renseigner !

Vinales AQUARELLES (2)Vinales AQUARELLES (3)

Plus tard, petit resto et on va écouter un concert et danser au Palo Montana.

Glaydier aux dreds et moi avec mes tresses, c’est chaud.

Mais voilà, oups, je lui offre mon éventail pour me retirer l’air de rien.

Le matin, direction la campagne.

Sur la route, un petit monsieur parle d’une grotte,

d’un lac naturel et d’un chemin par là, en passant devant les habitations.

 

VINALES (1)VINALES (4)VINALES (11)VINALES (13)VINALES (15)

On s’éloigne de la route, on passe devant les maisons,

 puis tout est relatif dans le mot chemin quand il est tout aussi vert que l’herbe.

Le chemin de cailloux ré apparaît puis devient en fait le lit d’un ruisseau.

Mais plus bas, l’eau est haute et surtout très très boueuse.

Par contre le paysage est magnifique. 

VINALES (20)VINALES (22)VINALES (24)VINALES (25)VINALES (26)

Du coup, on rebrousse chemin et partons en direction

de la peinture de la préhistoire qui date des années 60.

En passant, arrêt  la banque et on file à la sortie de Vinalès.

Une finca où un jeune a appelé son cheval reggaeton.

Plus loin, un chemin mène à une ferme agro écologique.

Les papillons de toutes les couleurs volètent

dans le chemin de terre rouge, et se jouent des fleurs colorées.

VINALES (34)

Là, mister mango nous reçoit bienveillant.

Il nous guide entre les manguiers, avocatiers, bananiers et citronniers grillots.

Il nous offre une grosse et belle mangue. D’où son surnom

Enfin la vallée et la peinture, plus loin qui semble délavée.

VINALES (30)VINALES (31)VINALES (32)VINALES (33)VINALES (30)

C’est magnifique entre terre d’oxydes, nature toute de verdure épanouie,

la roche en parois verticales sous la lumière et la chaleur du soleil.

Les mogotes.

Une bonne douche au retour.

On se partage la grosse mangue.

Ensuite, nous partons dans le village.

L’atelier d’Ebenecer est enfin ouvert.

Une belle rencontre, un homme doux et des belles créations.

Cet homme est passionné.

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VINALES (36) - CopieVINALES 2 (1) - CopieVINALES 2 (2)VINALES (7)VINALES 2 (3)

On fait un tour à la fête du village avec danses et chants.

Glaydier est là.

La population tout comme lui  entonne

les paroles du chanteur local star de la soirée.

Le lendemain, on part vite de la casa.

Le gars rudoie les chevaux et les appelle caballo,

« cheval », même le sien.

Le bus passe par Pinard del Rio.

J’avais repéré une fresque, une archi et un slogan. 

PINAR (3)PINAR (1)PINAR (2)

La Havane

Dans le bus, une fois Pinar passé, les places se libèrent

et je m’installe au fond pour peindre tranquille.

En arrivant, une mère de famille me demande si on est bien à La Havane.

Elle est aussi dans le Vedado.

Elle est prête avec ses deux grands fils à faire la route à pied.

A l’angle de la 26/23, on se sépare.

Re petit tour au Panamerica pour le rhum.

On rentre. On file à la casa.

Discussion avec Diana et Pavel, puis, une bonne douche.

Dernière fois au Farallon.

PAVEL (1)

Vendredi matin, direction le haut de la 26

prendre le guagua 69 jusqu’à Playa

et de là, le temps de comprendre le sens et la direction des bus, le 91,

un bus collectif nous dépose pile à Jaimanitas. 

L’abri bus est déjà au style de Fuster.

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En revenant, halte à la Fabrique des arts mais c’est fermé.

Le petit pont est tout près, direction Kohely et Miramar,

juste après le théâtre Karl Marx, se mettre au bord de la mer.

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JR

Un portrait de JR ?

Revenir dans le Vedado et rentrer discuter

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 En arrivant au musée des Orishas, Obani Bata joue Oya

Dernier soir morose.

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Le matin, direction la Fabrique des arts encore fermée.

On traverse le Vedado par le jardin de Mella,

mais la rumba c’est le mercredi, puis au centre folklorique,

les samedis de la rumba sont en vacances.

On achète du pain pour tenir avant l’avion, du miel, de la purée de mangue

avant d’aller jusqu’à la Rampa faire les derniers achats.

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Quand arrive l’heure de prendre le taxi direction l’aéroport.

C’est parti avec un chauffeur ami d’enfance de Pavel.

Le temps de faire un petit tour et les amis

arrivent presque ne même temps que nous.

Il est temps de passer les différents guichets dont la douane !

AVION 1 (3)AVIONAQUARELLES (9)

C’est reparti avec un avion toujours de l’Aéroflot mais cette fois moderne.

 

C’est sans compter avec les retards

 

Paris, valise, tram, métros et enfin gare de Lyon.

 

Le tout est de trouver un nouveau train et de pouvoir au moins arriver à Lyon !

me par Leila (3)AQUARELLES (7)