Dans l’après-midi, direction Matanzas

Il fait de nouveau pluie et orage non seulement durant le trajet mais aussi en arrivant.

En passant une rue est totalement inondée. Du coup, on prend le taxi.

Bon, après négociations, car erreurs,

confusions, on peut s’installer dans la casa qu’on a réservée.

La pluie s’est arrêtée et nous faisons un tour du quartier.

Nous sommes en plein centre mais la ville fait pauvre.

On trouve ici la plus mauvaise cantine de notre voyage.

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Le lendemain, petit tout à Infotur prendre des infos.

Puis, direction Casa de la Cultura de l’autre côté du San Juan.

Un garçon, Dizan, est prêt à nous donner un cours de percussion, gracieusement.

Pendant une heure, on apprend à manier les claves et le guiro.

On s’installe dans la fraîcheur du couloir.

Des sortes d’hirondelles s’engouffrent

et jouent entre les couloirs et les ouvertures des terrasses intérieures.

Le son des instruments ne les perturbent pas.

La vue donne sur la baie de Matanzas.

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Il n’y a personne, tout est calme car là aussi c’est les vacances scolaires.

Puis, nous allons à la gare du Hershey, le premier train électrique de l’île.

Il est mythique, chargé d’histoire.

C’est parti, en direction des Jardins d’Hershey,

2 heures car ils s’arrêtent dans tous petits villages jusqu’à la Havane.

C’est la campagne profonde.

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Deux wagons. On saute de l’un à l’autre.

Il y a des familles, des gens tous âges.

Quand soudain, un éclair, des flammèches.

Le train s’arrête. Les hommes se mobilisent, grimpent sur le toit du train,

vont chercher les câbles, du fer dans la campagne.

Enfin, ils finissent par remonter une pièce restée sur la voie, la caténaire et rebranchent.

Ils rafistolent le tout. 

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Le train redémarre. Trois gares plus loin c’est les Jardins d’Hershey.

Mais là, on nous annonce que le train est mort.

Plus de Hershey au moins pour ce jour.

Deux wagons sont affrétés, un pour la Havane et un pour Matanzas.

On attend. Le train essaye de démarrer, mais en vain.

Une petite famille avec une petite Annabelle papote.

Je lui donne une lingette et elle va nettoyer son papa avec.

Au bout d’une heure, on nous annonce un camion.

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 En guise de camion c’est une benne.

Difficile de s’accrocher dans une benne !

C’est instable mais heureusement quelques uns descendent en cours de route.

Je me retrouve à côté de Sundret, un journaliste culturel de la Havane

qui est venu voir son père et sa sœur à Matanzas.

Il me parle en français et je rétorque en espagnol !

Il l’a appris à l’Université de la Havane.

On longe la mer, avec une vue sur la baie.

Les cheveux au vent.

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Le lendemain, nous montons à Montserrate.

Je suis fascinée par un garçon plus loin devant q

ui grimpe avec son vélo sur lequel il y a un rapace.

Arrivé à Montserrate, il organise des espaces avec des oiseaux vivants, un oiseau mort, son faucon, des fils.

Et il l’entraîne à chasser.

La vue sur Matanzas, la baie et le Yumuri est magique.

Il fait chaud, le ciel est clair.

Les autres rapaces se rapprochent. 

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On rencontre Adriano qui est passionné de football et qui a bien envie de parler.

Il nous invite, mais on a compassion pour sa femme, et on refuse son invitation!

Je redescends vers Versalles.

Toujours sur les pas des quartiers de la musique et des Santéros.

Je déambule et va jusqu’à la mer, dans la baie de Matanzas. 

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A 17 h 30, on a rendez-vous pour un autre cours.

Avant, on va jusqu’à la Viazul et rentrons dans une boutique d’une créatrice textile.

La sœur de la propriétaire est là, elle est médecin

et prends des cours de français à l’Alliance Française.

On a le même niveau chacune dans la langue de l’autre. 

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On a prévu des cadeaux pour Dizan, pour le remercier.

Il nous donne un nouveau cours de percussion, claves, guiro, maracas, bongo.

Il nous filme ! Fier de nos progrès.

Après un de ses collègues arrive pour un cours de danse.

Il a un acolyte avec lui. A nouveau, mélange de rumba et de salsa.

A la fin, il demande des sous.

Comme on n’en a pas parlé avec lui, on est un peu prises de cours.

On le laisse et retournons vers Dizan pour lui remettre les cadeaux.

Et, on est sûr qu’il n’est pas au courant.

Si lui est vraiment quelqu‘un de cœur et un bon professeur,

l’autre dont je ne connais pas et ne veux pas connaître le prénom, ce n’est pas le même style.

Au retour, je vais dans la Panderia voir la fabrique du pain.

Je prends l’équipe en photo et du coup, ils nous donnent 2 pains.

Heureusement, car l’un fera notre repas du soir, l’autre le complément au petit déjeuner.

Pour accompagner le tout, grâce à Yorman de l’aéroport,

je pense à acheter une brick de Planchao.

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Le soir, je vais au Salon del Danzon, fermé.

Un des lieux mythiques de la ville.

Mais, le lendemain, il est ouvert !

Répétition ici et dans une autre salle de la troupe et des enfants.

Un mélange de danse plus classique et de danses latines et même afro cubaines.

Visite de l’atelier de reliure et d’édition de la Vigia.

Il y a beaucoup de créativité dans cette jeune équipe et en plus l’espace est sympa. 

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Cette fois, nous faisons le dernier parcours.

Direction la Havane.

Et comme chaque fois que nous nous déplaçons, pluie, orage !!

Jusqu’à presque Guanabo.

Là, tout se calme. Retrouver les lieux, revoir ainsi, même de loin Guanabo.

On longe l’océan.

On arrive à un quart d’heure de la casa.

Dès le premier soir, on repère la cantine, une super adresse, le « Farallon ».

 Une impasse, en plein cœur du Vedado, avec des poules et au fond, une porte de vernis clair.

A l’intérieur c’est presque luxe dans le décor et excellent.

Beaucoup de Cubains viennent savourer la cuisine à des prix plus que raisonnables.

Le lendemain, j’appelle de Vivian, Yorman, ….

Et le téléphone de ce dernier ne marche pas. Zut !

On part en caro (taxi collectif pour moins de 50 centimes) jusqu’à la Vieja.

Visite du musée des Orishas, de celui d’Archéologie.

Je sais cette fois que Oya est bien ma déesse

Ballade dans la Vieja.

On n’a plus le Mercado comme l’année dernière.

Il fait chaud, il y a du monde ! 

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Le soir, après la cantine, on va dans plusieurs lieux mais rien d’intéressant pour la soirée.

Du coup, on se retrouve sur le Malecon pour le Carnaval de la Havane.

Au retour, le chauffeur nous identifie en étrangères

et on se fait une ballade des quartiers touristiques by night de la Havane.

On finit par retourner enfin au Vedado.

Merci bêtise du chauffeur.

IMG_20140811_200410IMG_20140811_200530LA HAVANE (32)

Le lendemain, je pars par le pont du Rio Almendares, Kohly …

à visiter les différents  quartiers jusqu’à Miramar et déambuler dans ce barrio.

Al’océan pas de plage de sable, mais des excroissances naturelles et des pontons de bétons.

Je fais trempette avec les autochtones.

Au bout du barrio, 2 grandes barres d’immeubles de béton,

abandonnées ou pas finies se dressent face à la mer !

Quelque chose d’étrange et de triste là,

avec en face le plus grand centre commercial de la Havane, de l’autre l’océan !

Je remonte par un pont provisoire, tout près du 1830 et sur la calle 26.

Le long, il y a des petits marchands de fruits et légumes.

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Je peins  moment.

Et plus tard, je fais le tour du Vedado,

j’ai repéré une casa où la compagnie Conjunto folklorico Nacional répète.

Je la trouve, c’est fermé comme on est dimanche.

Mais la bâtisse est là. Je reprends ma déambulation.

Les gens sont en famille, beaucoup répare leur voiture ou l’entretienne.

Je descends jusqu’au Malecon et me retrouve pile en face

de là où j’étais le matin, dans la Boca de la Chorrera.

Toujours ce petit kiosque au loin qui s’érige face à la mer

A LA JONCTION MIRAMAR VEDADOLA HAVANE (48)LA HAVANE (50)

Le soir, c’est la soirée par excellence au 1830. Salsa, Salsa !!

Génial. Un spectacle pas trop long et c’est reparti pour la danse.

Deux bonnes timba, à finir en nage, avec un jeune artiste, Miguel.

Du coup, on échange les mails.

Je suis épuisée, en sueur, mais remplie de bonnes sensations

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Le lendemain, je fais toute la calle 23 à pied.

Au bout, c’est la Rampa, et là rendez-vous avec Vivian !

Un peu en avance, je fais un petit tour au marché artisanal !

On part à la Vieja se balader et boire un verre dans la Calle Obispo.

Et blabla, tout plein de choses à se raconter.

Et là, on rencontre Felipe !! Quelle joie de le revoir !

Il est prêt à m’emmener à l’aéroport demain !!!

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Manucure à la cubaine l’après-midi, juste à côté de la casa, achat de rhum !

Le soir, dernier soir, ballade au Malecon.

Là, les estrades du carnaval et des badauds qui boivent du Planchao.

Et bien sûr de la musique.

Pas de soirées, de concerts en général le lundi,

et rien de bien motivant et en plus c’est les vacances scolaires !

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Dernier jour !

On prend le taxi, direction le Barrio Playa !

On se retrouve seules dans le taxi et il nous demande plus que d’habitude, on s’énerve. Déçues.

On se ballade au bord de mer puis on repart en direction de Miramar !

Là un taxi nous explique qu’en effet c’est plus cher, plus loin !

On n’a pas tout compris mais il doit y avoir des zones. Oups !

Bon on revient à la casa.

Je repars faire un tour dans le Vedado. Petit marché avec des énormes mangues e

t de tous aussi gros avocats, des grands haricots jaunes verts !

DE LA CASALA HAVANE (19)LA HAVANE (20)LA HAVANE (51)

En début d’après-midi, j’ai la casa tranquille à moi toute seule!!!

Sur le balcon, il fait bon, l’orage gronde, il pleut une bonne radée avec un ciel noir.

Enfin, elle s’arrête, l’orage avec, c’est bientôt l’heure !

La casa est salle, l’eau froide et en filet,

une place minuscule dans le frigidaire de la personne qui la tient

(énorme et affalée, je l’ai surnommé l’otarie) pas sympa !

De toutes les casas c’est la pire !

Sabine arrive, puis Felipe avec sa Chevrolet dorée, magnifique.

Le temps de dire au revoir et c’est parti !

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SANTIAGO NOTES