Pas tout à fait 5 h. il fait déjà chaud de si bon matin.

En passant la traboule, monsieur chat est là pour un câlin du matin.

Et me voilà partie dans la ville absolument pas endormie.

Les morceaux de verre jonchent la rue,

les jeunes sortent en tanguant,

en discutant des boîtes de nuit.

On entend encore la musique de derrière la vitre teintée d’un pub.

Comment ne pas se sentir seule de si bon matin au cœur de la ville,

de cette ville pas tout à fait réveillée et qui continue de dormir aussi.

La lune est ronde et luisante,

et quelques brumes viennent se glisser devant

sa face rayonnante et pleine dans le ciel encore sombre.

L’orage est annoncé et il semble pourtant si lointain en ce matin.

        Dans la gare, la file se prolonge au-delà du hall.

Des autres, tout aussi matinaux,

en route pour une escapade marseillaise

à un prix défiant toute concurrence, attendent.

Une fois embarqués, je languis le jour.

MARSEILLE

Et c’est vers Aix en Provence que le lever rougeoyant du soleil s’étend enfin.

Mais la magie sera une fois à Marseille,

sur l’esplanade de la gare St Charles.

Vue sur la Bonne Mère, sur la ville et le jour se levant,

dévoilant enfin la cité étendue au loin.

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        Petit café sur le Vieux Port, la vie qui s’anime,

le soleil qui prend possession de l’horizon. La mer, paisible.

J’hume et ferme les yeux.

Je remercie le ciel, ce ciel clément en cette journée particulière.

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        Puis, direction le Palais Longchamp.

Après Montpellier,

Aix, dernière grosse expo sur les impressionnistes et post impressionnistes.

Que du bonheur.

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        Et là, j’amorce le parcours dans la ville. Belsunce,

l’Office du tourisme, détour vers les Arcenaulx,

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retour sur le Vieux Port et direction la Pointe Rouge.

MARSEILLE4MARSEILLE3MARSEILLE5 à la rencontre des éléphants

Pause baignade et casse-croûte.

Savourer, savourer la chaleur, l’eau salée sur son corps, dans la bouche,

les vagues, le soleil sur sa peau, le sable qui crisse de partout.       

        Remonter sur les terres, dans le jardin de Montredon,

voir les falaises qui vont s’enfoncer plus loin dans les calanques.

Et puis reprendre la navette,

s’arrêter au Prado, poursuivre par petites pauses.

Le Vallon des Auffes et la porte de l’Orient,

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vue sur les îles du Frioul et du Château d’If.

Longer la corniche jusqu’à la plage des Catalans.

Et là, retour dans l’eau, sous le dard du soleil, le sable s’immisçant de partout.

Et savourer encore ce bonheur. 

        Reprendre la marche le long de la corniche.

Petit détours au Pharo.

Voir le nouveau musée, sombre, s’étendre entre le fort St Jean et la mer, là, au loin.

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Poursuivre par le Vieux Port et enfin, de la tour poursuivre en longeant la mer.

Voilà enfin ce nouveau musée de dentelles de métal sur sa façade.

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Les bassins, les passerelles grouillantes de gens dont on ne voit que les têtes émerger. 

        Prendre la navette et filer sur la mer, le vent du large, l’eau qui gicle et écume.

Flot bouillonnant sous la pression de l’embarcation.

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Et là, sur la digue, une bande étroite entre mer et mer,

entre la ville et la pleine mer, une installation est dressée.

Nous déambulons, à jouer des constructions en dénivelés,

toutes de blancheur, dans le ciel d’azur,

offrant la vue sur la mer à perte de vue, les bateaux au large.

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        De l’autre, la ville, avec la cathédrale,

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Notre Dame de la Garde, le nouveau musée,

le MuCem, une tour très élancée et contemporaine,

ce drôle de phare rouge…,

de contrastes, dont on sent encore les phases en mutation. 

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        Retour au nouveau musée, au fort St Jean et direction le Panier.

A déambuler dans les ruelles, entre escaliers, places, rues.

Les peintures, les ateliers, les couleurs.

Cette femme toute d’orange,

contemplant quelque chose ou quelqu’un,

les volets verts et le linge tout de couleurs suspendus au fond de l’impasse. 

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        Déambuler ensuite entre Belsunce et Noailles.

Les rues grouillent, cosmopolites, de ventes improbables, de marchés, de boutiques.

Et je découvre ces deux quartiers. Il est 19 h.

        J’amorce la montée, direction le cours Julien.

Là, je vais prendre un petit pastis.

Petite pause dans cet espace que j’aime tant.

Je retrouve ensuite l’escalier avec de nouvelles fresques

qui se lance au loin et devient une rue remontant sur la colline d’en face.

San Francisco au cœur de Marseille.

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        Je descends, prends la passerelle et bifurque vers Noailles.

Je vais jusqu’à la gare St Charles.

Je m’accoude sur le muret de l’esplanade.

Et là, cette fois, j’assiste au coucher du soleil sur Marseille,

sur ce même tableau que celui du matin,

la ville offerte à l’étreinte cette fois du soir.

Les rosées sillonnent le ciel et les avions clignotent en approchant de la cité.

        Le ciel s’éteint et la ville s’illumine.

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La nuit a recouvert tout le ciel et le train file dans le sombre.

Retour à Lyon !

Une journée entre lever et coucher du soleil à Marseille.

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