PARIS

La lourdeur est dans l’air,

Une lourdeur d’été

Qui a tant mis de temps

A s’installer.

L’orage devrait succéder

A ce poids de l’atmosphère,

Plus tard.

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On marche dans cette ville grouillante,

Dans cette ville le week-end,

Dans cette ville.

La ville est sous le chaud soleil

Perçant à travers les nuages,

La lumière est vive, presque crue.

La foule est dense.

Il y a tellement longtemps

Que le printemps n’a pas paru

Que du coup, lorsque le soleil,

La lumière, la chaleur, prennent enfin le ciel

La foule des hommes s’anime partout dans la ville.

Il est 17 h 30 à Paris.

Les jours sont un peu plus longs

Et la lumière du futur soir,

De celui à venir,

Se tend sur les rues de la capitale.

On marche en direction de la maison.

1er passage à l’Arc de Triomphe.

Impossible de se mettre

A l’ombre des voûtes.

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Le drapeau est hissé,

Une célébration prend tout l’espace.

Tout semble solennel.

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Nous poursuivons un peu plus loin,

Aux abords du jardin de

L’ambassade du Qatar

Où se dresse un énorme bonbon

aux couleurs du pays.

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Plus loin, un groupe est devant un hôtel VIP à attendre quoi ?

qui ? On s’arrête. Je les questionne.

David et Cathy Guetta doivent arriver .

Du coup, nous rejoignons le groupe quelques minutes,

quand enfin le couple sort de l’hôtel,

monte dans la voiture qui les conduit à la salle de concert.

Le soir tombe, et la nuit va être longue.

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Deux mètres plus loin, un autre hôtel VIP.

Une limousine blanche se gare devant l’entrée.

Derrière, des voitures immatriculées en région parisienne.

Des 92, 93, … rien à voir avec le monde sélecte.

Toutes les voitures s’arrêtent donc devant le fameux hôtel.

Le couple de jeunes mariés sort de la limousine,

tandis que les autres voitures les saluent et partent.

Le hall de l’hôtel est paré de rosé violacé et de blanc.

Pampilles au lustre, énormes bouquets de fleurs blanches dans les vases.

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Une nuit rose et blanche accueille ce couple de la banlieue

en sa nuit de noces au milieu des VIP. 

Le soir, l’orage a vidé les nuages,

Laissant la pluie, la grêle, dans le sombre.

Le ciel a lavé les rues, les pavés, les trottoirs,

Le bitume, les immeubles.

La fraîcheur s’insinue de partout, dehors.

Mais à l’intérieur, la moiteur transpire des murs.

D’avoir tant retenue la chaleur du jour.

Et au matin, la ville est encore humide de la pluie de la nuit.

Place de Clichy, je poursuis mon chemin jusqu’au musée de l’érotisme.

5 étages au moins d’histoires illustrées de l’érotisme

aux fils des ans et des continents.

De loin, des orishas,

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L’Asie suggère l’invisible alors visible dans le jeu du miroir.

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Une peinture fait même écho à l’expo vue la veille

 et plus digne sur le Tibet, sur l’histoire du bouddhisme.

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Le Moulin Rouge est juste à côté.

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Je quitte la rue pour le métro.

Direction le 13me et surtout le magasin des Frères Tang.

Je farfouille dans les rayons à la recherche du gingembre,

de la boisson aux graines de basilic, du jus de papaye,

de l’encre rouge pour imprimer le sceau.

Je fais un détour rapide jusqu’à la bibliothèque François Mittérand

que je n’ai toujours pas vue.

Un peu de culture !

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Le temps file et je reprends dare dare la ligne 14

direction Gare de Lyon.

A déambuler ainsi parmi le monde,

On fait alors parti de ce monde

Et on en oublie d’être d’ailleurs

Etre ici, ici, en cet ailleurs.

Voilà ce qui me traversa l’esprit en montant dans le train