Le parfum du danger

Depuis quelques temps

Cette apparition me perturbait.

En me sondant, j’ai su très vite

Que là, mes sens étaient déroutés.

La crainte de mes ressentis

De mes propres sensations,

Ne pouvaient malgré tout

Eviter l’évidence effrayante,

Celle au parfum du danger.

Je pressentais le danger,

S’énamourer au regard de ce regard,

A la vue de ce que les yeux

Peuvent voir au-delà de ce simple regard.

Défaillir, se sentir défaillir,

Et pourtant refuser

A ce lever tumultueux des émotions.

Et là, le danger est devenu le mien,

Me perdre dans la confusion des sens.

Déjà, je m’impatiente

Et vibre, amoureusement.

Effet rouge et noir

Dans un éclat automnal

S’effeuilla  le temps

Une saison passa

EN_AUTOMNE

Ciel sauvage,

Vent présent, douceur,

Tout fleure le printemps.

Nous sommes en novembre

Les arbres sont dénudés,

Les branches effeuillées,

Les gousses comme exhibées.

Nous sommes en novembre

L’herbe grasse,

Moelleuse sous les pas,

En folle exhubérance.

Nous sommes en novembre

Les pissenlits dorés

Parsèment de lumière

Cet étrange tapis de verdure

Nous sommes en novembre

Les feuilles d’automne,

Jalonnent toutes brunes

Ce temps devenu posthume.

Nous sommes en novembre

L’automne est en route

Et le printemps s’ étire

Jusqu’aux abords de l’hiver.

En ce jour de novembre

Les saisons égrènent des mystères……….

Automne_et_printemps

Lorsque la mort abandonna son deuil

La vie s’emplit d’une force de plus en plus vive.

Un dépouillement, une défloration intime

Dénudait, libérant son cœur,

Comme on effeuille les pétales des fleurs.

Et son pistil se dévoila à l’instinct vivant.

Une tension fertile animait

Chaque parcelle de la corolle tendue à l’extrême.

Et la mort revint, et le deuil emplit d’une force

De plus en plus vive de la conscience de la vie.

Bananner_2


Turbulences

Oh perturbentes turbulences !

Quelles attractions violentes

De ces sensations intenses.

Toute mon âme, tous mes sens

Font alliance

Et ressentent cette défaillance

Au cœur même de leur essence.

Ils rencontrent ton âme en délitescence

Dans cette charnelle présence

De tes sens

Malgré ton absence.

Volupté de la jouissance

Dans ces entrelacs des âmes et des sens.

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Dans les reflets miroitants,

le ciel et l’eau se sont mirés

l’un l’autre, du levant au couchant.

Au Zénith, les rais s’étiraient

au loin sur l’étendue du regard.

Au Nadir, le ciel et l’eau se cherchaient

l’un l’autre.

Alors la Lune se gonfla et

sa rondeur éclaira l’obscurité nocturne.

Avec pudeur, je fermai les yeux.

Sous_le_pont_de_pierre_1  AU PTIT PONTSous_le_pont_de_pierre

Dans la garrigue automnale.

Se détache sur un ciel bleu profond

Le vieil amandier noueux.

Les pierres, le calcaire brut, semblent prosterner à ses pieds.

Plus bas, le cep sombre s’étire à terre

Sous les rais d’un soleil étincelant.

Un matin d’hiver frileux

Le ciel est bleu,

Clair et lumineux.

Les arbres dénudés, ferrugineux

Semblent les tracés sombres

D’une calligraphie étrange.

Au printemps,

Le vent bruisse,

Le bois crisse,

L’air caresse les écorces,

                               Affleurent ou pénétrent la terre.

Entre les branches glisse

La lumière de 12 h, à 14 h au soleil.

Le cep gît dans la vigne nue.

Le suc, le sang de la terre

Se nourrit de la chaleur estivale

A l’ombre du chêne.

F_viers

FLORALEs

Un temps, mon esprit rêva,

Les yeux clos inspirèrent

Ses fragrances surprenantes.

Et mon regard croisa alors

Une étrange danse florale

Hypnotisés  et comme happés

Les yeux pénétrèrent un pétale

Et mon imagination s’égara
Sur une parcelle d’aile de papillon.

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